Dossier

Exposition professionnel, radon, démantèlement, vieillissement des centrales… Le dossier fait le point, informe sur les expertises, les avancées de la science, l’évolution de la réglementation, les partenariats…

Agressions naturelles : mieux protéger la source froide

À la station de pompage de l’EPR de Flamanville (Manche), pose d’une portion de jante avec son secteur denté assurant la mise en rotation du tambour filtrant, un des systèmes de protection contre les agressions naturelles.

À la station de pompage de l’EPR de Flamanville (Manche), pose d’une portion de jante avec son secteur denté assurant la mise en rotation du tambour filtrant, un des systèmes de protection contre les agressions naturelles. - © Alexis Morin/EDF

- © Alexis Morin/EDF

L’eau est nécessaire au refroidissement des centrales nucléaires. La source froide* est essentielle pour la sûreté. Lors de la conception des réacteurs, les agressions naturelles possibles de la station de pompage ont été insuffisamment étudiées. La prise en compte par EDF des risques liés aux agressions naturelles résulte d’un dialogue de plusieurs décennies avec l’IRSN. Des incidents survenus en 2009 à la centrale de Chooz dans les Ardennes accélèrent les mises à niveau nécessaires. Par exemple des dispositifs comme des tambours filtrants et des dromes flottantes sont mis en place contre les risques liés aux colmatants végétaux. Les procédures de conduite, de gestion de crise et de surveillance des installations évoluent. L’exploitant assure désormais une veille environnementale.

Accéder au dossier complet

Séismes : quelles sont les protections pour les installations nucléaires ?

La France n’est pas épargnée par les risques de tremblements de terre. Comment les installations nucléaires sont-elles protégées dans l’Hexagone ? Après la catastrophe de Fukushima au Japon, quelles sont les nouvelles dispositions prises par les exploitants ? Les experts de l’Institut évaluent régulièrement la résistance des installations aux risques sismiques. A la Hague, ils préconisent des calculs complémentaires qui conduisent à un renforcement du ferraillage des fondations.

Accéder au dossier complet

Exposition professionnelle aux rayonnements ionisants : quelles sont les évolutions ?

Frédéric Clarençon, neuroradiologue interventionnel à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris), en salle de neuroradiologie interventionnelle réalise une angiographie. Il est exposé aux rayonnements ionisants durant l’intervention.
Frédéric Clarençon, neuroradiologue interventionnel à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris), en salle de neuroradiologie interventionnelle réalise une angiographie. Il est exposé aux rayonnements ionisants durant l’intervention. - © Laurent Zylberman/Graphix-Images/Médiathèque IRSN

Travailleurs du nucléaire, personnel navigant, médecin, chercheurs… plus de 387 000 professionnels bénéficient d’un suivi dosimétrique en France en 2020. 

L’Institut publie chaque année un bilan de cette surveillance. Ce bilan réalise une photographie des expositions, met en évidence des évolutions, identifie les activités à risque : l’exposition des cardiologues interventionnels, des dépassements de doses pour des transporteurs de médicaments radiopharmaceutiques… 

Ce dossier fait le point sur cette exposition professionnelle, relate la méthodologie utilisée par les experts pour élaborer cette photographie. Il décrit l’utilité des études épidémiologiques -menées sur certaines catégories de travailleurs- pour faire évoluer la réglementation. 

Accéder au dossier complet

Cancer, radiothérapie : traiter sans nuire

L’IRM–Linac–un accélérateur linéaire, couplé à l’IRM–est utilisé pour traiter le cancer. Aurélie Petitfils, physicienne médicale au Centre régional de lutte contre le cancer Georges–François Leclerc à Dijon et Louis Ermeneux, doctorant en physphysique - © Sophie Brändström / Signatures / Médiathèque IRSN

En France métropolitaine, le nombre de nouveaux cas de cancer diagnostiqués est estimé à plus de 433 000 nouveaux cas en 2023. Largement utilisée dans le traitement contre ces cancers, la radiothérapie consiste à éradiquer la tumeur en l’irradiant. Si son efficacité est reconnue, elle peut entraîner, à plus ou moins long terme, des complications pour le patient. L’IRSN s’efforce de mieux cerner l’évolution de ces séquelles et à les minimiser. 

Face à l’évolution rapide des technologies, l’avis de l’Institut est requis pour expertiser de nouvelles techniques innovantes. Ses scientifiques mènent des études épidémiologiques sur les effets secondaires de radiothérapie comme celle utilisée pour les tumeurs au cerveau. Ils proposent des évolutions de la réglementation, par exemple pour les niveaux de références diagnostiques. Ils contribuent à la prévention des cancers radio-induits. 

Accéder au dossier complet

Iode radioactif : quelles avancées scientifiques sur la prise d’iode stable ?

Fabriqués par la Pharmacie centrale des armées, les comprimés d’iode stable se présentent en tablettes de 10 comprimés sécables, à administrer par voie orale. - © Célia Goumard/Médiathèque IRSN

Un accident sur un réacteur nucléaire peut engendrer un rejet d’éléments radioactifs dans l’atmosphère contenant de l’iode radioactif. Respiré ou avalé, il se fixe sur la glande thyroïde. Il peut augmenter le risque de cancer de cet organe. L’augmentation de sa fréquence est estimée en 2018 à 25 % à la suite de l’accident de Tchernobyl.  

La prise de comprimés d’iode stable est l’une des mesures que peuvent prendre les autorités dans ce type de situation. Ce médicament va empêcher la thyroïde d'absorber l’iode radioactif rejeté dans l'environnement.

Quels sont les risques sanitaires liés à l’iode radioactif ? Comment protéger la thyroïde avec de l’iode stable ? Quelles sont les nouvelles connaissances scientifiques relatives à des prises répétées en cas de rejets durant plusieurs jours ?  

Accéder au dossier complet